Une démarche de recherche-action-formation

Les ONG du consortium TCHIWARA s’engagent à introduire, au sein des projets économiques qu’elles appuient, un processus de réflexion et d’action autour du genre, qui permette l’identification des freins et difficultés spécifiques rencontrés par les femmes, qui ne peuvent commencer à se résoudre que s’ils sont correctement diagnostiqués.

Les indicateurs de développement économique, qui mesurent la productivité des acteurs, la combinaison des facteurs de production, la quantité et la qualité des produits mis sur le marché, ou les caractéristiques des technologies introduites, doivent aussi prendre en compte la dimension humaine et se poser la question de la réduction des inégalités entre les personnes d’une même communauté ou d’une région, en particulier celles qui lient les femmes aux hommes. Car les inégalités de genre brident la créativité et productivité des femmes, et les relations de contrôle et domination des hommes sur les femmes constituent des freins invisibles à la pleine citoyenneté et dignité des femmes.

Les ONG qui s’associent au sein du consortium ont des expériences différentes en lien avec la perspective de genre. Certaines ne l’ont jamais incluse explicitement dans leur travail, qui s’est centré sur les dimensions techniques et économiques principalement, sans voir les raisons de leurs éventuels échecs ou insuffisances de résultats. D’autres ont développé des volets mettant en valeur les femmes dans l’espace public et les ont fait participer au plaidoyer concernant la défense de leurs intérêts de productrices et leur place sur le marché. D’autres sont allées plus loin et ont abordé avec elles et leurs communautés villageoises des questions en lien avec la famille, la santé, l’éducation, les droits des femmes, leur accès aux décisions, etc… Elles décident de travailler de façon concertée pour partager leurs expériences, construire des ponts et élaborer de nouvelles stratégies conjointes à l’occasion de ce FSP.